CPF permis de conduire : est-ce possible ?

Le Compte Personnel de Formation (CPF) offre l’accès à de multiples formations qualifiantes. Par ce moyen, il est possible de bénéficier d’une évolution professionnelle. Cependant, est-il possible de financer son permis de conduire grâce à ce dispositif ? Découvrez.

Les permis de conduire éligibles au CPF

En réalité, l’obtention de certains permis de conduire peut être financé par le Compte Personnel de Formation. Dans ce registre figure notamment les licences B, B78, C1, C, D1, D, C1E, CE, D1E et DE. En revanche, les permis A1 et A2 moto ne sont pas éligibles. Le CPF peut être utilisé pour financer l’entrainement au Code de la route et le passage de l’examen théorique du Code de la route. Vous pouvez aussi utiliser vos crédits de formation pour payer les heures de conduite et l’examen pratique du permis de conduire. Notez que le candidat peut choisir de financer uniquement son examen théorique, pratique ou les deux.

Les conditions pour financer son permis de conduire avec le CPF

Pour financer votre permis de conduire grâce au CPF, vous devez avoir cumulé suffisamment de crédits formation sur votre compte. En cas de déficit, vous ne pouvez pas compléter en payant avec votre carte bancaire. Aussi, vous ne devez jamais avoir fait l’objet d’une suspension concernant le permis choisi. De même, vous ne devez pas être sous l’interdiction de repasser le permis choisi.

C’est quoi le CPF en France ?

Le CPF est alimenté automatiquement à la fin de chaque année proportionnellement au temps de travail réalisé au cours de l’année par le salarié dans la limite d’un plafond. Les droits restent acquis même en cas de changement d’employeur ou de perte d’emploi. Des abondements, sont possibles au-delà de ce plafond.
Pour un salarié à temps plein, ou à temps partiel, l’alimentation du compte se fait à hauteur de 500 € par année de travail, dans la limite d’un plafond de 5 000 €.
Lorsque le coût de cette formation est supérieur au montant des droits inscrits sur le compte, celui-ci peut faire l’objet, à la demande de son titulaire, d’abondements en droits complémentaires pour assurer le financement de cette formation. Ces abondements peuvent être financés notamment par :

  • l’employeur, lorsque le titulaire du compte est salarié ;
  • l’OPCA auquel cotise l’entreprise lorsqu’elle dispose d’un budget pour la formation des salariés ;
  • les organismes chargés de la gestion de la branche accidents du travail et maladies professionnelles, à la demande de la personne accidentée lorsque le montant des indemnités allouées est supérieur à celui de l’allocation temporaire d’invalidité ;
  • les organismes chargés de la gestion de la branche des prestations familiales, à la demande de la famille lorsque les indemnités journalières sont supérieures à celles de l’allocation temporaire d’invalidité ;
  • les organismes chargés de la gestion des assurances invalidité et décès, à la demande du titulaire du compte, lorsque les indemnités journalières ou le montant des prestations sont supérieurs à celui de l’allocation temporaire d’invalidité.